Handicap : entre production et impasse
Texte de la conférence donnée lors de la journée NEURO SHAKER Event, à VERNON,
organisée par EIM et Autypik, en introduction de la deuxième journée. VERNON, le 22
mars 2025
Il y a tous les ans, dans le sud de la France, un évènement
remarquable : un TRIATHLON INCLUSIF. Celui-ci est organisé par
l’association T’CAP, à l’initiative de Vivien Fontaine, président de So’In. Quand
il m’a parlé pour la première fois d’un triathlon inclusif, ma réaction a été
d’être incrédule : quand même, un triathlon, ça ne peut pas être fait pour
tout le monde, ça ne peut pas être inclusif ! Parce que, un triathlon, si
l’on prend les références olympiques, c’est 1,5 km de natation, 40 km de vélo
et 10 km de course à pied. Si on se réfère à ces critères, c’est sûr qu’il n’y
a pas grand monde à pouvoir le faire. Ce qui veut dire qu’un triathlon n’est
pas un évènement inclusif.
Ce n’est pas un évènement inclusif tant qu’on considère que
les normes établies, ici donc les normes olympiques, sont intangibles. Comment
donc un évènement comme un triathlon peut-il devenir inclusif ? Dans le triathlon inclusif qu’il organise,
tout le monde peut y participer : des jeunes et des vieux, des personnes
handicapées et des personnes valides, des personnes maigres, grosses, obèses,
des garçons, des filles, des trans…