Des besoins limitants
La satisfaction des besoins des personnes en situation de handicap est une donnée évidente à prendre en compte. Il importait de le rappeler tant cette réponse ne fut pas évidente dans l’histoire de l’accompagnement de ces personnes. Pour ce faire, l’accent est mis sur l’identification des besoins. Mais, en y regardant de plus près, ces identification et qualification de besoins diffèrent-elles fondamentalement des modèles d’action ou d’intervention dans lesquels c’étaient les institutions (les Etats, les entreprises ou les organisations) qui décidaient de ce qu’il fallait fournir aux personnes. C’était le cas indubitablement pour les personnes en situation de handicap : les institutions qui agissaient dans le secteur décidaient de leurs prestations, avec comme implicite qu’il s’agissait de leurs besoins (de protection, de sécurité, d’éducation spécialisée, de travail protégé, etc.). Aujourd’hui, de la même manière, les prestations et offres de service sont censées répondre aux besoins des personnes concernées. Ce qui change, et ce n’est pas rien, c’est qu’on leur demande peu ou prou quels sont leurs besoins.
