Individualisation et facteurs environnementaux
On ne peut que constater un paradoxal double mouvement de pensé (ou idéologique), qui consiste d’une part à postuler de l’importance, incontournable, des facteurs environnementaux dans toutes les réalisations humaines (dans sa vie personnelle comme dans la vie sociale), et d’autre part à surestimer les facteurs individuels susceptibles de jouer dans les réalisations de la vie humaine et sociale. Plus on parle des facteurs environnementaux, plus on se polarise sur les facteurs personnels. C’est un paradoxe qu’il est facile d’ignorer : dans un travail d’accompagnement, il est plus facile (et c’est aussi un héritage culturel) de vouloir « changer » la personne en se focalisant sur les injonctions de personnalisation ou d’individualisation que vouloir changer l’environnement de la personne, surtout au niveau macro ou méso, qui sont pourtant des obstacles sérieux à la participation sociale.

