biographie

Ma photo
ancien cadre dans le secteur médico-social et formateur, je suis actuellement formateur certifié sur le modèle de développement humain-processus de production du handicap, et dans les domaine des politiques inclusives

mercredi 27 septembre 2017

inclusion : peut-on revenir en arrière ?

Inclusion : peut-on revenir en arrière ?

Le principe de l’inclusion (sociale, scolaire, professionnelle, citoyenne) des personnes en situation de handicap, ou plutôt celui d’une société inclusive qui la permet, la promeut, et la favorise, semble aujourd’hui aller de soi. Les personnes en situation de handicap ont acquis (au moins formellement) avec la loi du 11 février 2005 (loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées) cette égalité des droits qui leur permet de participer à la vie sociale, d’être inclus dans la communauté humaine à laquelle ils appartiennent dorénavant « de plein droit ». L’extension sur le terrain de ce principe universel, qui suppose une éthique ouverte à tous, et pas seulement aux personnes en situations de handicap, mais aussi à d’autres personnes avec d’autres caractéristiques ou appartenances, pourrait sembler irréversible.

vendredi 22 septembre 2017

difficultés ou incapacités ?

Difficultés ou incapacités ?

On peut identifier la situation de certains élèves par rapport aux apprentissages comme relevant de difficultés ou comme relevant d’incapacités. La notion de difficulté a cours au sein de l’école ; la réponse aux difficultés se tient dans l’expertise pédagogique en termes d’adaptation ou de différenciation, exceptionnellement au renvoi vers d’autres expertises. La notion d’incapacité a cours dans le champ professionnel qui s’organise autour des situations de déficience, de maladie ou de troubles, et de leurs conséquences sur les apprentissages en termes « d’incapacités ».

lundi 18 septembre 2017

ils n'iront quand même pas au brevet

"Ils n'iront quand même pas au brevet des collèges ! "

Dans une unité d’enseignement externalisée en collège, il y avait plusieurs jeunes présentant des troubles des apprentissages (à l’origine une dysphasie) en fin de scolarité. Ils bénéficiaient d’un enseignement spécialisé pour l’ensemble de leur scolarité. Les enseignements étaient adaptés, globalement sur les modalités offertes à des élèves de SEGPA. En cours d’année, il fut discuté d’une présentation éventuelle de ces élèves au CFG (Certificat de Formation Générale), auquel sont habituellement présentés les élèves de SEGPA. Cette éventualité n’avait encore jamais étévenvisagée dans cette unité d’enseignement. Face à l’argumentation en faveur de ce projet, un des enseignants eut cette répartie : « Vous ne voulez quand même pas qu’on aille les présenter au Brevet des Collèges ! », signifiant par là son sentiment d’incongruité devant la proposition qui était faite d’une présentation au CFG.