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J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse) : conférences, formations dans les domaines de recherche suivants : (école inclusive, approches conceptuelles du handicap, surdité, etc...)
Je suis actuellement administrateur d'une association régionale de formation en travail social

lundi 13 février 2017

lecture - il n'y a pas de citoyens inutiles

Il n'y a pas de citoyens inutiles

sous la direction de François Jacob

(Dunod 2016)

Voici un livre qui prend délibérément le point de vue des personnes en situation de handicap, aussi difficile soit leur situation. L’auteur, lui-même père de deux enfants en situation de handicap, et président fondateur de Handidactique a fait collaborer à cet ouvrage différentes personnalités et à donné la parole à de nombreuses personnes en situation de handicap.

Un thème parcourt l’ensemble de l’ouvrage, celui de l’autonomie des personnes, quelle que soit leur situation de « dépendance ». A partir de cette parole et de cette expertise, forte de ses valeurs humanistes, l’équipe de Pascal Jacob propose des pistes fondamentales pour prendre en compte les besoins des personnes en situation de handicap, pour faire valoir leurs droits à participer dans tous les domaines de la société, et des pistes de changements pour notre société.

Voici quelques extraits ou des questions posées :

« Aujourd’hui, je suis convaincu que ce qui va apporter une réponse à la personne handicapée n’appartient pas au monde du handicap, il n’appartient pas à un monde soi-disant commun dont le handicap serait exclu, mais il appartient à tout le monde et ce qui va être fait pour l’un, il faudra aussi qu’on le fasse pour l’autre. »

« Et si nous faisions l’hypothèse que la création du secteur spécialisé (le « médico-social ») et la qualité de ses réponses – c’est un comble ! – ont accru le phénomène de différence, rendant plus manifeste encore la perception du handicap par le reste de la société ? »

« Oser demander un changement de paradigme, autrement dit mettre fin à un modèle médical hégémonique du handicap, n’a pas été chose facile : des lobbies très puissants du secteur protégé s’opposaient aux droits des personnes handicapées, défendant plutôt les institutions que les personnes handicapées hébergées dans des établissements. »

« Il n’est plus l’heure de « faire pour » les personnes, nous dépassons l’heure de les « consulter » pour, maintenant, « faire avec ». Ce mouvement, lent, mais inéluctable, fait de la personne concernée le moteur de son parcours, de son projet de vie, de son histoire, de son autonomie, aussi petite soit-elle. »

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