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J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse).
Je suis actuellement administrateur d'une association régionale de formation en travail social

mardi 27 septembre 2016

Lecture conseillée : chronique d'une assistante sociale...

Chroniques d’une assistante sociale en milieu médico-social, 

Christine MAUREY, L’Harmattan, 2016.


Christine Maurey, assistante de service social dans un établissement médico-social pour enfants ayant une déficience sensorielle et autres troubles a écrit ces chroniques, issues du quotidien de sa vie professionnelle. Des situations d’enfants qui mettent en jeu des politiques d’accompagnement, des choix institutionnels, des pratiques professionnelles, des relations avec les parents, et la complexité des parcours.

Je laisserai les futurs lecteurs découvrir ces situations d’enfants à partir de toute la sensibilité, mais aussi la lucidité et la révolte parfois de l’auteure.

J’ai aussi beaucoup apprécié un autre aspect, celui de son observation critique de certains travers et habitudes professionnels, et je ne résiste pas à citer une anecdote qu’elle raconte à propos d’une réunion entre professionnels, et qui rappellera à beaucoup de professionnels du secteur leur propre expérience :


« On est soumis au même secret professionnel, donc on peut tout se dire. Et on y va, on se dit et n’importe quoi ! Et même surtout l’anecdotique, le croustillant ! Il faut bien mettre un peu de piment dans le boulot… Les professionnels autour de la table sont dans un débat, en grande partie anecdotique. Chacun y va de son expérience avec cette famille, décrivant avec force détails le milieu, le logement, les réactions, et propos familiaux tenus, voire les petites culottes de Madame qui sèchent sur le fil. Ils en rient. »


Et quand aux craintes que l’auteure peut avoir concernant les évolutions de l’accompagnement des jeunes en situation de handicap, certaines d’entre elles sont fondées, simplement parce que la société en général, l’école en particulier, ne sont pas prêtes à s’élargir à des identités diverses (on le voit actuellement dans le débat politique avec les crispations sur l’identité). Mais est-ce suffisant pour ne pas être quand même d’une certaine manière volontariste pour aller dans une direction d’une société et d’une école plus participatives ?



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