biographie

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J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse).
Je suis actuellement administrateur d'une association régionale de formation en travail social

mardi 28 juin 2016

L'inclusion qu'est ce que cela change ?

L'inclusion, qu'est-ce que cela change ?

Dans les modalités de scolarisation des enfants en situation de handicap, et en particulier celles des enfants sourds, le terme d’inclusion a toujours été sujet à débats, voire à polémiques. Il y a des raisons à cela, et en effet, pour discuter de l’inclusion, de ses bénéfices et des ses inconvénients, de ses facilitateurs et de ses obstacles, il y a lieu de ne pas la confondre avec deux situations avec laquelle elle est souvent confondue.

Il y a inclusion et inclusion

La première chose avec laquelle il ne faut pas confondre l’inclusion, c’est avec le concept d’intégration.

mardi 21 juin 2016

l'inclusion est un sport de combat

L'inclusion est un sport de combat

L’inclusion est un mot d’ordre partagé mais une pratique rencontrant des résistances énormes auxquelles il est nécessaire de se confronter.

Les UPI (Unités Pédagogiques d’Intégration) se sont transformées en ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire), terminologie générique désormais pour l’école et le second degré. Dans le même temps, on a vu apparaitre le terme de temps partagé pour des élèves des établissements médico-sociaux qui étaient en partie scolarisés dans des classes des établissements scolaires. Mais dans les pratiques, beaucoup de choses sont restées identiques et les changements nécessaires constituent en réalité une révolution et un sport de combat !

dimanche 12 juin 2016

Un effet du handicapisme

Un effet du handicapisme

Un certain nombre d’attitudes professionnelles à l’égard des personnes handicapées relèvent de ce qu’on pourrait qualifier par le néologisme « handicapisme ». Sur le modèle du terme « racisme », le handicapisme pourrait se définir comme un système de représentations d’inégalités, et ici de supériorité des valides sur les handicapés. Une caractéristique physique (la couleur de peau là, une particularité organique ou psychique ici) fait attribuer celui qui en est pourvu des caractéristiques humaines différentes et inférieures, basées sur des stéréotypes.

Ainsi en est-il par exemple des raisons qui fondent le refus d’utilisation, pour les jeunes élèves handicapés, des livrets de compétences scolaires qui balisent les parcours scolaires de l’ensemble des élèves.

mercredi 1 juin 2016

Usagers ou citoyens ?

Usagers ou citoyens ?

La manière dont une « administration » regarde ses administrés a des effets sur la vie même de ceux-ci. Les Agences Régionales de Santé regardent les personnes handicapées qui sont sous son administration (dans les établissements médico-sociaux) d’un point de vue global de la santé, et les nomme usagers dans ce secteur. Elles ne les regardent pas d’un point de vue sociétal ; le point de vue sociétal existe bien entendu, mais en tant que politique générale, pas sur les situations des personnes. Ce point de vue de l’administration politique des choses et des personnes est aussi ce qui se dissémine comme état d’esprit dans les établissements.

Les ARS, les gestionnaires de « l’hôpital » et des autres secteurs, minoritaires, qui en relèvent ont pour « clients » des personnes qui sont hors du jeu social