biographie

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J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse) : conférences, formations dans les domaines de recherche suivants : (école inclusive, approches conceptuelles du handicap, surdité, etc...)
Je suis actuellement administrateur d'une association régionale de formation en travail social

jeudi 28 avril 2016

Une injonction paradoxale de l'inclusion

Une injonction paradoxale de l’inclusion

« Faites de l’inclusion, nous sommes là pour vous dissuader de le faire » : telle pourrait être l’injonction paradoxale de la scolarisation en temps partagé entre un établissement scolaire et des services spécialisés qui sont censés permettre, favoriser ou développer l’inclusion, le « nous » en question étant justement l’instance qui manifeste l’écart existant entre ceux qui sont de droit dans l’école et ceux qui y prétendent.

L’équipe de professionnels d’un dispositif médico-social externalisé, dont l’accompagnement consistait pour une grande part dans la scolarisation (co-enseignement, enseignements spécifiques) déplorait à juste titre que les jeunes sourds de ce dispositif n’étaient pas considérés comme « partie prenante à part entière » dans le collège.

mardi 19 avril 2016

Publication : Les "dys" relèvent-ils d'une éducation spécialisée ?

Une nouvelle publication de Jean Yves Le Capitaine, dans la revue EMPAN : 

Les "DYS" relèvent-ils d'une éducation spécialisée ?


Résumé

La question d’une éducation spécialisée pour les élèves présentant des troubles spécifiques des apprentissages s’est posée dès lors que la catégorie nosographique a été nommée. Différents dispositifs ont été mis progressivement en place depuis les années 2000, dont certains avec des organisations spécialisées. Ce qui justifie ces dispositifs tient d’une part aux écarts entre les caractéristiques, réelles ou supposées, des élèves concernés, et les contraintes de l’environnement scolaire, dans ses aspects sociaux ou cognitifs ; d’autre part à l’approche médico-sociale « défectologique » qui a cours dans l’environnement chargé d’accompagner ces élèves.

Mots clés

Trouble des apprentissages, dysphasie, dyslexie, difficultés, éducation spécialisée.


jeudi 7 avril 2016

"Usagers, vous serez bien soignés !"

« Usagers, vous serez bien soignés ! »

Les établissements médico-sociaux dépendent, depuis la loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires) de 2009 des Agences Régionales de Santé. Celles-ci font des enquêtes flash afin d’avoir une première évaluation de la mise en œuvre par l’établissement des préconisations qui importent dans les priorités d’action établies. C’est à travers ce genre d’outils qu’on peut voir quelles sont les préoccupations prioritaires de l’administration qui pilote les établissements, priorités qui le deviennent aussi en cascade pour les responsables des établissements et pour les professionnels de terrain. C’est ce qu’on pourrait qualifier d’administration ou de politique technocratique.

Ainsi l’enquête Flash 2015 comporte 5 rubriques :

lundi 4 avril 2016

"Ce n'est pas un CM2, c'est un "primevères"

« Ce n’est pas un CM 2, c’est un « Primevères »

Le principe des classes externalisées ou du temps partagé entre un établissement médico-social et un établissement scolaire est certainement contributif à un cheminement lent vers une inclusion des élèves handicapés dans l’environnement scolaire, mais encore loin du principe d’une école inclusive.

Les élèves ne sont pas nommés selon les catégories de l’école ou du collège, c’est-à-dire les classes de CE2 ou CM2 à l’école élémentaire, les classes de 6ième ou de 3ième au collège. Les élèves sont dans le « dispositif spécialisé » des « Primevères » ou de « Lino Ventura » (si tels sont les noms des établissements médico-sociaux d’où sont issus les élèves en question).